Guiriko, Burkina Faso – Ce qui n’était au départ qu’une moquerie est devenu un symbole de réussite. Surnommé “IB Cacao” par ses détracteurs qui jugeaient son ambition irréaliste, Inoussa Ouédraogo, coordonnateur de l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire, est aujourd’hui en passe de prouver que le café et le cacao peuvent bel et bien pousser sous le ciel burkinabè.
Des cultures “impossibles” qui deviennent réalité
Longtemps considérées comme incompatibles avec le climat local, les cultures de café et de cacao affichent désormais des résultats prometteurs. Mieux encore, l’initiative a ouvert la voie à une véritable diversification agricole : manioc, banane plantain, ananas, avocat et cola figurent désormais parmi les productions en plein essor.
Des chiffres qui parlent !
Dans la région du Guiriko, le programme a déjà permis la mise en terre de :
– 103 000 avocatiers
– 81 000 rejets de bananes plantains
– 70 000 plants divers
L’objectif est ambitieux : atteindre 400 000 plants de bananes d’ici 2026. Et les résultats impressionnent déjà les techniciens : l’ananas, par exemple, atteint désormais 100 tonnes par hectare, avec une qualité jugée “exceptionnelle”.
Un pari gagnant pour l’avenir
Le café, symbole de ce défi audacieux, progresse rapidement, prouvant qu’avec les techniques adaptées, des cultures dites “impossibles” peuvent s’acclimater aux réalités du Burkina Faso.
Au-delà de l’exploit technique, ces réussites pourraient transformer durablement le paysage agricole du pays, réduire la dépendance aux importations et ouvrir la voie à de nouvelles opportunités d’exportation. Une avancée qui place le Burkina Faso sur la carte régionale des productions agricoles à forte valeur ajoutée.

































